Votre attitude parle très fort

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L'attitude d'un leader parle fort au sujet de ses valeurs et du coeur avec lequel il influence les autres. C'est Walt Emerson qui a prononcé cette phrase pleine de sagesse : « Ce qui se trouve derrière nous et ce qui se trouve devant nous est insignifiant comparé à ce qui se trouve en nous. » Nos attitudes vont soit nous empêcher de réaliser nos bonnes intentions soit nous propulser avec détermination à faire une différence dans notre communauté.

L'apôtre Paul est certainement l'un des plus grands leaders et agent de changement du Nouveau Testament. Comme j'aime l'attitude qu'il a démontrée et la manière dont il se voyait ! En dépit du fait qu'il avait une parfaite maitrise du grec et de l'hébreux, qu'il ait été enseigné auprès de Gamaliel, un des plus grands maîtres et philosophes de son temps, Paul se considérait comme un serviteur-leader. La manière dont il a vécu sa vie donne l'image la plus compréhensive du leadership tel que décrit dans le Nouveau Testament. Paul a utilisé, pour décrire son style de leadership, le mot grec « doulos » lequel signifie "un serviteur qui s'est lié volontairement et légalement à un maître."

 Pour mieux saisir l'essence du mot "doulos", vous avez besoin de vous référer au livre du Deutéronome 15.1-18, où vous y trouverez différents types de services. Cette portion de l'Écriture a été écrite dans une culture d'esclavage. C'était alors la coutume que lorsque venait le temps pour le maître de relâcher un esclave, ce dernier avait deux options: soit accepter sa liberté soit, par choix, rester et continuer à servir ce maître. À ce point, l'esclave devenait ce qu'on appelait un "serviteur-aimé", ce qui le rendait tellement plus utile parce que dorénavant, il servait "volontairement". C'est ainsi que dans Romains chapitre 1, l'apôtre Paul démontre une attitude « doulos », laquelle décrit bien son service.

Il utilise les trois phrases clés suivantes pour décrire son attitude:

 1) « Je suis débiteur »

 Paul était complètement dédié au service d'autrui, à un point tel, qu'il sentait qu'il avait une dette à payer. Chose intéressante à noter, c'est que sa dette n'était pas envers Dieu car, il n'y a rien qu'il puisse faire pour que Dieu l'aime davantage. Par contre, au verset 14, il dit que sa dette était envers tous : « Je me dois aux deux, les grecs et les non-grecs, aux savants et aux ignorants.» Ainsi donc, sa priorité était de servir autrui en partageant un message à la fois transformateur et réformateur.

 2) « Animé d'un vif désir »

 "Ainsi, j'ai un vif désir de vous annoncer aussi l'Évangile, à vous qui êtes à Rome." (v15). Dans son âme, Paul avait un désir et une passion brûlante qui le poussaient à l'action. La mission devant lui, lui donnait de l'énergie et l'enthousiasmait. Comme tous les grands leaders, il pouvait voir les problèmes et les défis auxquels les gens étaient confrontés et il avait des solutions. Il était prêt à servir comme résolveur de problèmes.

 3) « Je n'ai pas honte »

 Nous voyons ici un homme qui, dans sa culture, fit partie de l'élite, de ceux qui détenaient le pouvoir, pour devenir le porte-parole d'un petit groupe considéré comme faiseurs de troubles. « Car je n'ai pas honte de l'Évangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec » (v16). La raison pour laquelle il n'avait pas honte de son message est qu'il avait expérimenté un changement drastique dans sa propre vie et il savait ce message transformateur en pourvoyant un meilleur futur et de l'espoir à tous.
Comme tous les grands leaders, Paul était convaincu que son message profiterait à l'humanité.

 Quelle formidable attitude! Paul était engagé et passionné dans son service envers les autres parce qu'il se voyait comme porteur d'un message qui apporterait des réponses aux plus profondes questions de l'âme avec lesquelles ses contemporains se débattaient.


Auteur: Pierre Bergeron

Topchrétien